Je vais souvent sous les arcades
J’y flâne
A l’abri des terrasses
De la chaleur sur la place
Et des trams qui passent
En trompe-l’œil
Sous les arcades je me déplace
A saute-lune
Entre les carrés de soleil
Et les serveurs de café
Qui t’embrassent
En courant d’air
Sous les arcades
Quelqu’un a pris ta place
A la table où un soir
J’ai manqué de courage
Quelqu’un rit et vite je passe
De la lumière à l’ombre en face
Mais rien ne vaut l’hiver
Sous les arcades
Les doigts gelés aux coquillages
Les marrons chauds
Qui nous brûlent au visage
Et les guirlandes de Noël
Sous les arcades
Au bas d’un pilier un peu sale
J’ai peur de revoir cette femme
Qui regarde Le temps qui passe
Qui n’est plus là aucune trace
Sous les arcades si l’on n’y prend garde
Au fil des angles on se retrouve
Au même endroit à la même place
Sous les arcades
On se retrouve où ça t’arrange