Ah ! Vivre sur le Boulevard
Les étages clairs les beaux balustres
En été sortir le soir
Sans passerelle
Sortir sans crainte
Sur le feuillage mou
L’hiver inquiet de ma fenêtre
Pour les sans cols qui verraient un chemin
Entre les squelettes sombres
Je les perds au coin
Hélas !
D’autres je vois se réfugient
Les malheureux
À la lumière des cafés glissants
Ah ! Vivre sur le Boulevard
On respire au printemps
Aux premiers cris
On supporte le vent
On attend
Un air plus grand
Nous descendrons peut-être
Par le marbre et les vitraux
Pour quelque futile emplette
Ou pour rien
Pour le temps qui nous reste
Au plein jour nous descendrons
Sur le Boulevard nous irons
Comme deux amants
Mars 2025